Fiche de Lecture 10 : Numérisation et paléographie

Publié le par thanys

Référence bibliographique :

SMITH, Marc. Numérisation et paléographie. La numérisation des manuscrits médiévaux. In. Le Médiviste et l'Ordinateur, 2001, n°40. [En ligne]. Disponible sur : <http://lemo.irht.cnrs.fr/40/mo40-03.htm#P109_6178> (Consulté le 14 janvier 2006)

Résumé :

L’article de Mr Marc Smith s’articule autour de 3 axes :
=> Numérique et analogique
=> Acteurs des développements actuels
=> Formats électroniques
Il remet en question l'utilisation numérique pour les manuscrits et documents médiévaux et les projets de numérisation restent assez difficiles à évaluer (financiers et méthodologiques).

=> Numérique et analogique
La question principale est : qu’apporte de plus le numérique face aux autres modes de reproduction ? Peut-il profiter aux manuscrits ? Qu’est-ce qui motive les professionnels : l’innovation des méthodes ou la mise en valeur de leur fonds ?

Quels sont les avantages de l’imagerie numérique ? Tout d’abord, un coût faible, la maniabilité qui permet de lire les documents numérisés de manière rapide et simple, les divers traitements applicables à l’image (ses détails, ses couleurs, pour les documents difficiles à étudier etc.) et l’OCR (certains ont des doutes quant à son efficacité).

De l’autre coté, les inconvénients ne sont pas en reste : l’espace de mémoire est l’inconvénient principal pour la lourdeur des fichiers donc une mise en ligne difficile et une capacité de stockage restreinte sur les cédéroms et DVD, mais aussi la dimension des écrans de lecture pose souci pour l’ergonomie.
Or la précision est de rigueur pour le décryptage des vieux manuscrits.

=> Acteurs des développements actuels
La numérisation intéresse de plus en plus les paléographes car elle permet de constituer des collections numériques pédagogiques. Elle permettrait de rendre accessible à tous un trésor inestimable et surtout de le valoriser et de conserver les originaux loin des manipulations répétitives.
Divers projets de numérisation paléographiques se mettent en place en Allemagne, Italie, Royaume-Uni. La création de catalogues des fonds numérisés est essentiel mais rebute encore certains chercheurs.
Les éditions hypermédia intéressent aussi beaucoup les paléographes (plusieurs images décrivant le texte numérisé). L’auteur développe ensuite l'article sur les différents projets en cours dans cette catégorie.

=> Formats électroniques
Grâce au balisage des textes (caractéristiques graphiques et codicologiques), il est désormais possible de travailler sur les textes, de les lier avec des images, d’effectuer des recherches, tout ceci afin de créer une navigation dans les manuscrits eux-mêmes et de les entre-croiser entre eux. Reste à savoir quoi numériser en priorité… L’auteur, en tant que spécialiste de la paléographie, pencherait plus sur la numérisation des écritures tardives médiévales.
La numérisation offre à notre patrimoine le plus ancien d’être toujours maintenu dans le présent et ouvre des perspectives technologiques très intéressantes.

Commentaire :

J'ai trouvé intéressant d'étudier cet article car il permettait de voir d'un coté plus spécialisé, ici la paléographie, la numérisation et toutes les réflexions qui gravitent autour d'elle. J'aurais par contre aimé que l'auteur donne un exemple concret de numérisation de manuscrits médiévaux.

Mots-clés :

Paléographie / conservation / projets de numérisation / balisage / base de données / formats de données / valorisation

Publié dans Les fiches de lecture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article